«L’ER me permet de continuer à progresser»

Par 17 juillet 2026Armée

Pendant son école de recrues pour sportifs d’élite à Macolin, l’épéiste Théo Brochard bénéficie de conditions idéales pour poursuivre sa progression. Dans cet entretien, il revient sur son quotidien entre entraînement, récupération et service militaire, évoque le soutien de Swiss Fencing et explique ce que cette expérience lui apporte, sur la piste comme en dehors.

Théo, tu effectues actuellement l’ER pour sportifs d’élite. Comment cela se passe-t-il jusqu’à présent ? Et l’ER correspond-elle à tes attentes ?

L’ER se passe bien. Nos journées sont actuellement dédiées à l’entraînement, ce qui nous laisse le temps de nous entraîner et de récupérer.

À quoi ressemble une journée type à l’ER pour sportifs d’élite ? Comment se répartissent l’entraînement, l’instruction militaire et la récupération ?

Les journées types ont changé au cours de l’ER. Les trois premières semaines étaient plutôt consacrées à l’instruction militaire. Durant les cinq semaines suivantes, nous avons eu quelques cours et workshops liés à des sujets sportifs, en plus de l’entraînement. Quant aux dix dernières semaines, dans lesquelles nous sommes actuellement, elles sont entièrement consacrées à l’entraînement et à la récupération. Nous avons pour cela des salles de fitness, des bains, des saunas et des physios à notre disposition à Macolin.

Quelles conditions l’ER pour sportifs d’élite t’offre-t-elle pour progresser en tant qu’escrimeur ?

Un cadre et des infrastructures idéales pour un sportif, et simplement le fait de pouvoir continuer à s’entraîner pendant le service militaire.

Comment vis-tu l’équilibre entre sport d’élite et instruction militaire ? Quel est pour toi le principal défi ?

Certaines compétitions se sont enchaînées durant les trois premières semaines d’instruction. Je dirais que c’était la période la plus chargée pour moi, mais l’armée nous a toujours laissé la possibilité de participer à ces échéances importantes ce qui était le plus important.

Le 3 juillet, Max Heinzer, président de Swiss Fencing, et Flavio da Silva Souza, responsable du sport d’élite, vous ont rendu visite. Comment as-tu vécu cette journée de visite ? Et comment perçois-tu le soutien de la fédération ?

Lors de cette journée, nous avons été promus au rang de soldat. Les parents ainsi que des membres de l’armée et des fédérations étaient présents. Nous avons aussi pu essayer en partie les sports de nos amis et faire découvrir l’escrime, grâce à des stands représentant chaque discipline.

Pour terminer : quel est ton plat préféré à la cuisine militaire ? Et qu’est-ce que tu n’aimes pas du tout ?

Nous mangeons bien ici. Et pour répondre à la question concernant les plats, je n’en ai pas un que je préfère particulièrement, ni un que je n’aime pas.

Qu’est-ce qui te plaît étonnamment dans l’armée ? Et qu’est-ce qui ne te plaît pas du tout ?

Le simple fait de pouvoir faire cette armée en sport est déjà une chance, je pense. Je suis donc très reconnaissant d’avoir été sélectionné et d’y prendre part.

Qu’as-tu appris à l’ER qui te sert aussi sur la piste d’escrime ?

Je ne pense pas avoir appris de choses que je puisse utiliser directement lors de mes matchs, mais indirectement, les cours et workshops nous ont sensibilisés à des sujets qui me paraissent importants pour la performance : l’importance de l’environnement dans lequel nous évoluons, celui de la pleine conscience, ou encore celui d’une alimentation suffisante et adaptée.