Swiss Fencing a participé au congrès de la Confédération européenne d’escrime (EFC), les 13 et 14 juin à Paris. Max Heinzer et Flavio da Silva Souza ont profité de cette occasion pour entretenir les relations avec les autres fédérations, défendre les intérêts de l’escrime suisse et s’informer des développements actuels au niveau européen.
Pour Max Heinzer, la présence à ce type de rendez-vous fait partie des missions essentielles d’une fédération nationale. « Seuls ceux qui sont présents et qui recherchent le dialogue direct peuvent contribuer à façonner l’avenir de l’escrime et défendre efficacement les intérêts de l’escrime suisse », souligne-t-il. Selon lui, le congrès n’est pas seulement une plateforme de décisions formelles, mais avant tout un lieu d’échange et de rencontre entre les fédérations.
L’un des sujets qui a particulièrement retenu son attention concernait la planification des calendriers internationaux. Aujourd’hui encore, de nombreuses compétitions sont annoncées tardivement, tant par l’EFC que par la FIE. Or, une planification fiable est essentielle pour les clubs, les organisateurs et les athlètes. Swiss Fencing plaide donc pour une publication beaucoup plus précoce des calendriers internationaux. Une telle évolution profiterait à l’ensemble des acteurs de l’escrime.
Les délégué·e·s des fédérations européennes d’escrime se sont réunis à Paris à la mi-juin à l’occasion du Congrès 2026 de l’EFC.
Un autre sujet important concernait l’avenir du circuit européen des cadets. Cette série permet aux jeunes escrimeur·euse·s d’acquérir une précieuse expérience internationale sans devoir parcourir le monde dès leur plus jeune âge. Max Heinzer se montre confiant quant à l’avenir de ce format. Selon lui, l’EFC a pleinement pris conscience de son importance et semble engagée sur la bonne voie pour assurer sa pérennité et poursuivre son développement.
La professionnalisation de l’escrime figurait également à l’ordre du jour. Swiss Fencing soutient notamment l’idée d’introduire des primes financières lors des Championnats d’Europe élite. Une telle mesure permettrait de mieux reconnaître les performances des athlètes tout en renforçant l’attractivité de notre sport. Sur ce point, la proposition suisse n’a toutefois rencontré qu’un soutien limité.
Au-delà des séances officielles, le congrès a également offert l’occasion de nombreux échanges informels. Max Heinzer garde un souvenir particulier de sa rencontre avec le président par intérim de la FIE, Abdel Monem El-Husseiny. Alors qu’il s’apprêtait à se présenter, ce dernier l’aurait interrompu après quelques secondes seulement pour lui expliquer qu’il suivait sa carrière d’escrimeur depuis de nombreuses années. Lui-même double olympien en fleuret, El-Husseiny a rapidement instauré un dialogue ouvert et convivial entre passionnés d’escrime.
L’escrime suisse a également reçu de nombreux éloges au cours de cet entretien. Abdel Monem El-Husseiny a salué la qualité des compétitions internationales organisées en Suisse et souligné qu’un pays relativement petit parvenait, depuis des décennies, à former régulièrement des athlètes de niveau mondial. Les Coupes du monde de Berne et de Bâle bénéficient notamment d’une excellente réputation au sein de la FIE et continuent d’occuper une place importante dans le calendrier international.
« Pour être honnête, j’étais presque gêné de recevoir autant de compliments en si peu de temps », confie Max Heinzer avec le sourire. Il tient toutefois à les transmettre à celles et ceux qui les méritent. Selon lui, les équipes de Bâle et de Berne contribuent depuis des années, grâce à leur immense engagement, à la réputation dont jouit aujourd’hui l’escrime suisse sur la scène internationale.
Swiss Fencing continuera d’entretenir et de développer ses relations au niveau européen et international dans les mois à venir. La fédération sera d’ailleurs à nouveau représentée lors du prochain congrès de la FIE, qui se tiendra en novembre à Budapest.
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