Un peu plus d’un mois après son triomphe aux Championnats du monde à Hong Kong, Lucas Malcotti a été célébré à Sion. Des représentants des milieux politiques, sportifs et de la société civile ont rendu hommage, le vendredi 28 août, au premier titre mondial de l’épéiste valaisan.
Une quarantaine de personnes ont participé à la réception officielle. Parmi les invités figuraient le président de la Ville de Sion Philippe Varone, le conseiller d’État valaisan Stéphane Ganzer, Ralf Kreuzer de l’Office cantonal du sport, le responsable des sports de la Ville de Sion Blaise Crittin ainsi que Céline Dessimoz, présidente du Grand Conseil valaisan. Plusieurs personnalités de l’escrime étaient également présentes, dont les deux médaillés olympiques Jean-Blaise et Guy Evéquoz ainsi que l’ancienne championne d’Europe Tiffany Géroudet.
En ouverture, les invités ont pu revivre le moment où Malcotti avait écrit l’histoire, le 25 juillet à Hong Kong : sa finale des Championnats du monde a été diffusée sur grand écran. Les représentants des autorités ont ensuite pris la parole, avant le champion du monde lui-même.
Après la partie officielle, les festivités se sont poursuivies autour d’un apéritif. Une initiation à l’escrime a également permis aux personnes intéressées de découvrir elles-mêmes le sport de Lucas Malcotti.
Dans l’interview, le Valaisan de 30 ans revient sur le moment où il a véritablement réalisé qu’il était champion du monde, sur les périodes difficiles de sa carrière et sur les objectifs qu’il poursuit après le plus grand succès de son parcours.
Lucas, un mois après ton titre de champion du monde à Hong Kong, qu’est-ce qui reste le plus fort de cette journée et de cette victoire ?
Je pense que c’est vraiment le moment où tu réalises que tu es champion du monde. Pendant toute la compétition, tu es concentré sur chaque touche et tu ne penses pas vraiment à ce que ça représente. Puis, après la dernière touche, tout retombe et tu réalises. Avec un peu de recul, je retiens surtout les années de travail et toutes les personnes qui m’ont accompagné jusqu’à cette victoire.
Le vendredi 28 août, Sion et ton club ont célébré ton titre de champion du monde. Comment as-tu vécu cette journée ?
C’était une journée vraiment particulière et très émouvante. À Hong Kong, j’étais dans ma bulle avec la compétition, donc revenir à Sion et voir autant de personnes réunies pour célébrer ce titre, ça m’a beaucoup touché. Le club a une place importante dans mon parcours. C’est là que j’ai commencé et que j’ai grandi comme escrimeur. Pour moi, cette médaille représente aussi toutes les personnes qui m’ont accompagné.
Ce titre mondial est le plus grand succès de ta carrière. Est-ce qu’il a changé quelque chose dans ta manière de te voir comme escrimeur ?
Forcément, le regard des autres change un peu. Mais personnellement, je reste le même homme. Ce titre me donne surtout encore plus envie de travailler. Maintenant, les autres vont vouloir me battre, donc à moi de continuer à progresser.
Derrière cette médaille d’or, il y a des années de travail et des moments difficiles. Quel a été le moment le plus important de ton parcours ?
Je pense que les moments difficiles sont justement ceux qui m’ont le plus fait progresser. Il y a eu des périodes de doute mais j’ai toujours essayé de continuer à avancer. Et j’ai aussi eu la chance de grandir dans un club comme celui de Sion, avec une vraie continuité entre les générations. Il y a beaucoup de transmission, et je pense que c’est aussi une des raisons pour lesquelles Sion est aussi fort en escrime.
Après être devenu champion du monde, comment se fixe-t-on de nouveaux objectifs ?
Ce n’est pas forcément évident après avoir atteint un objectif aussi important. Mais je pense qu’il faut surtout continuer à progresser. J’ai encore beaucoup d’objectifs : continuer à performer au plus haut niveau, gagner d’autres grandes compétitions et, bien sûr, aller chercher les Jeux olympiques.
J’espère aussi que ce titre permettra de donner encore plus de visibilité à notre sport et que la fédération pourra continuer à investir davantage dans les athlètes et dans les conditions qui nous permettent de performer au plus haut niveau. On a une équipe qui a beaucoup de potentiel, et je pense qu’il faut maintenant lui donner les moyens de continuer à progresser. Mais pour l’instant, mon objectif principal est de réussir à rester au plus haut niveau.















